La filière chimie
en
Bourgogne-Franche-Comté
En Bourgogne-Franche-Comté, la filière chimie (cf. Sources, méthodologie, définitions) est construite autour de trois segments d’activité portant sur la chimie de base et intermédiaire, la chimie spécialisée à usages spécifiques et les produits de soin et hygiène.
En Bourgogne-Franche-Comté, 4 700 personnes travaillent dans les 85 établissements de la filière chimie, soit moins de 1 % des salariés de la région. Un peu plus de la moitié de ces effectifs se situe dans la chimie de base et intermédiaire. À ces salariés permanents s’ajoutent près de 400 intérimaires. Les effectifs permanents ont nettement augmenté entre 2019 et 2023 (+24,8 %) et diminuent quelque peu depuis. Fin 2025, l’emploi salarié permanent baisse légèrement sur un an ( 0,3 %), ce repli est plus modéré que dans l’industrie régionale (-0,9 %). Ce recul touche les produits de soin et d’hygiène ainsi que la chimie de base et intermédiaire. A l’inverse, les effectifs de la fabrication de produits chimiques spécialisés et à usages spécifiques progressent nettement. En revanche, l’intérim progresse quelque peu (+0,2 % sur un an) mais ses effectifs ont augmenté de près de 30 % depuis 2019.
La filière chimie recourt peu à l’activité partielle. Toutefois, les demandes d’autorisation progressent nettement au deuxième semestre 2025 et cette tendance se poursuit sur les premiers mois de 2026.
Les embauches de salariés (hors intérimaires) dans la filière sont inférieures aux deux années précédentes. En 2025, 47 % des recrutements s’effectuent sous la forme d’un contrat à durée indéterminée (CDI), soit 3 points de plus qu’en moyenne dans l’industrie régionale. Cette part est stable sur un an. Les pratiques d’embauches sont très différentes d’un secteur à l’autre : 56 % des embauches dans la chimie de base et intermédiaire sont des CDI alors que ce type de contrat représente seulement 44 % des embauches dans la chimie spécialisée à usages spécifiques. Le métier d’ouvrier qualifié des industries de process est le plus recruté dans la filière. Dans le même temps, les départs de la filière sont moins nombreux en 2025 qu’en 2024 mais ils restent supérieurs aux embauches. Les démissions demeurent le premier motif de départ et se situent légèrement au-dessus de la moyenne dans l’industrie régionale. En revanche, la proportion de départs à la retraite est nettement plus élevée dans la filière que dans l’ensemble de l’industrie.
Enjeux : Matière scientifique par essence, la chimie est par ailleurs une composante essentielle d’une économie souveraine, qui maîtrise l’ensemble de la chaine de valeur et qui participe pleinement à l’innovation et la dynamique industrielles. Modeste par sa taille en Bourgogne-Franche-Comté, les effectifs de la filière chimie se répartissent dans des PME familiales mais aussi dans des filiales de grands groupes (comme Syensqo (ex-Solvay) et Air Liquide). Cette hétérogénéité se retrouve également dans la diversité des secteurs d’activité présents sur le territoire qui jouit par ailleurs de la présence de la plateforme de Tavaux dans le Jura qui assure la production de chlore, brique de base de la chimie minérale. En lien avec la délégation régionale du syndicat professionnel « France Chimie » et la direction générale des entreprises (DGE) au sein du ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, la DREETS de Bourgogne-Franche-Comté se mobilise pour accompagner la filière et renforcer sa résilience face aux différents défis qu’elle rencontre :
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La filière chimie regroupe les activités industrielles et scientifiques qui transforment les matières premières naturelles (pétrole, gaz, minéraux, biomasse, etc.) en produits chimiques destinés à d’autres secteurs industriels ou à un usage final, à l’exclusion de la fabrication de produits pharmaceutiques.
En Bourgogne-Franche-Comté, la majorité des établissements et des emplois de la filière chimie ❨cf. Sources, méthodologie, définitions❩ regroupe :
les produits intermédiaires, issus de la chimie minérale, englobant la fabrication de gaz industriels, de matières plastiques de base, la fabrication d’autres produits chimiques organiques et inorganiques de base, la fabrication de produits azotés et d’engrais et les raffineries de biodiesel (production de biocarburants).
les produits de soins, d’hygiène et de parfumerie, rassemblant la fabrication de savons, détergents et produits d’entretien, la fabrication de parfums, de produits pour la toilette et d’huiles essentielles et la fabrication de produits désinfectants pour le médical et les collectivités.
les produits chimiques spécialisés et à usage spécifique incluant la fabrication de peintures, vernis, encres et mastics, la fabrication de colles, la fabrication de produits chimiques pour le traitement des eaux et des fluides industriels (prévention de la corrosion, de l’encrassement, etc.), la fabrication de produits explosifs et la fabrication d’autres produits chimiques.
Sources : Dares-MMO/traitement Dreets
Bourgogne-Franche-Comté.
Lecture :
La fabrication de produits chimiques spécialisés compte 33
établissements et emploient 1 880 personnes.
Les établissements employant des salariés de la filière chimie sont majoritairement de petite taille auxquels s’ajoutent quelques grands employeurs qui occupent une place très significative en région. En 2025, 35 établissements emploient moins de 10 salariés. Ils représentent 45 % des établissements employeurs mais seulement 4 % de l’emploi salarié de la filière.
Source : Dares-MMO, décembre 2025/traitement Dreets Bourgogne-Franche-Comté.