En Bourgogne-Franche-Comté, la filière numérique (cf. Sources,
méthodologie, définitions) est construite autour de cinq segments
d’activité portant sur les services numériques, l’édition et la
programmation, le commerce et la réparation de produits du numérique,
les télécommunications et la fabrication de produits numériques.
Fin
2025, la filière numérique en Bourgogne-Franche-Comté regroupe environ
16 400 emplois (salariés et non-salariés) répartis dans près de 7 400
établissements. Parmi eux, près de 10 130 personnes sont salariées et
une centaine sont intérimaires, soit environ 1,0 % des salariés de la
région. La plupart des établissements de la filière sont ainsi
non-employeurs et cette proportion tend à augmenter. Le tissu
entrepreneurial est constitué majoritairement de très petites
entreprises (TPE). Les emplois se concentrent dans la métropole
dijonnaise et l’agglomération de Besançon. L’activité évolue
progressivement de la fabrication des supports vers la production de
contenus. Dans un contexte européen de renforcement de la filière,
l’emploi salarié permanent a nettement augmenté entre 2019 et 2024
(+54,3 %). Fin 2025, l’emploi salarié permanent baisse légèrement sur un
an ( 0,4 %), ce repli est plus modéré qu’en moyenne dans l’ensemble des
secteurs de la région (-0,6 %). L’emploi salarié permanent recule
essentiellement dans les services numériques et les télécommunications
alors qu’il progresse nettement la fabrication de produits numériques et
dans une moindre mesure dans le commerce et la réparation de produits du
numérique. Bien que le recours à l’intérim reste marginal, il diminue
sur un an en décembre 2025, et se situe désormais 4,5 % en dessous de
son niveau de décembre 2019.
Les embauches de salariés (hors
intérimaires) dans la filière sont inférieures aux deux années
précédentes. En 2025, six recrutements sur dix se font sous contrat à
durée indéterminée (CDI), contre 16 % dans l’économie régionale. Cette
part augmente légèrement sur un an. Les pratiques varient selon les
secteurs : 69 % des embauches dans les services numériques sont des CDI,
contre seulement 46 % dans les télécommunications. Le métier de
techniciens de l’informatique est le plus recruté dans la filière.
Dans le même temps, les départs de la filière sont quasi stables entre
2025 et 2024 et restent supérieurs aux embauches. Les démissions, en
baisse sur les quatre dernières années, restent le premier motif de
sortie. Leur proportion est nettement plus faible à celle observée tous
secteurs confondus. En revanche, les ruptures conventionnelles
représentant une sortie sur cinq sont nettement supérieures à la moyenne
régionale et ont nettement augmenté sur un an.
En Bourgogne-Franche-Comté, la filière numérique ❨cf. Sources et méthodes❩ s’articule autour des secteurs suivants :
Sources : Dares-MMO,Insee-Sirene/traitement Dreets Bourgogne-Franche-Comté.
Lecture : Les services numériques regroupent 2 360 établissements et 5 300 personnes, dont 37 % non salariés.
En Bourgogne‑Franche‑Comté, l’analyse des établissements employeurs du numérique montre une forte présence de petites structures, auxquelles s’ajoutent quelques grands acteurs - tels qu’Orange ou Idemia - qui jouent un rôle structurant dans le paysage régional.
En 2025, 919 établissements emploient moins de 10 salariés. Ils représentent 79 % des établissements employeurs mais seulement 26 % de l’emploi salarié de la filière.
Source : Dares-MMO, décembre 2025/traitement Dreets Bourgogne-Franche-Comté.
Fin 2025, la filière numérique rassemble environ 7 400 établissements, un effectif en hausse par rapport à 2024 (+500 établissements). Cette progression repose exclusivement sur les structures sans salariés, qui représentent 85 % des établissements. Autrement dit, la dynamique observée tient surtout à la multiplication des entreprises individuelles et micro‑entreprises, beaucoup plus fréquentes dans le numérique que dans d’autres secteurs.
La filière compte peu de gros établissements, mais certains relèvent d’entreprises mondialement connues comme Idemia, Capgemini ou encore des acteurs hébergés au Pôle Numérique BFC - Numerica à Montbéliard. Elle est particulièrement implantée dans les agglomérations de Dijon et de Besançon, l’aire urbaine de Belfort-Montbélaird-Héricourt qui concentrent près des deux tiers des emplois salariés.