Bien implantée en Bourgogne-Franche-Comté, la filière ferroviaire (cf Sources, méthodologie, définitions) est construite autour de 5 segments d’activité portant sur la fabrication et la maintenance des matériels roulants comme des infrastructures. Elle emploie 13 000 salariés, dont 1 600 intérimaires, concentrés essentiellement dans la fabrication et la maintenance de matériels roulants. 4 100 agents de la SNCF en charge de la maintenance des voies et des matériels roulants s’y ajoutent.
Au 1er semestre en 2024 l’emploi de la filière diminue légèrement par rapport à 2023, en particulier parmi les entreprises de construction des voies et de maintenance des matériels roulants. A l’inverse les entreprises liées à la maintenance ou l’équipement des voies enregistrent une hausse de l’emploi. La majorité des embauches dans la filière sont réalisées en CDI mais la part des CDD de moins d’un mois progresse et représente désormais 1/3 des embauches en CDD. La filière mobilise davantage l’activité partielle qu’en 2023 et l’essentiel des heures indemnisées est concentré dans la maintenance de matériels roulants.
Enjeux Face au changement climatique, la France a souscrit des engagements nationaux et internationaux visant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Ainsi, au niveau européen, le paquet « Fit for 55 », de juillet 2021, fixe aux États membres de l’Union européenne un objectif de réduction des émissions de - 55 % en 2030 par rapport à 1990. Reconnue comme stratégique par les pouvoirs publics, la filière ferroviaire a un rôle prépondérant à jouer dans l’atteinte de ces objectifs et pour la transition vers une économie décarbonée. De plus, en insistant sur la nécessité de développer des réseaux plus étendus et performants, cette filière s’inscrit pleinement dans la dynamique de réindustrialisation de la France. Le plan d’investissement de 100 milliards d’euros d’ici 2040 dans le secteur ferroviaire annoncé par la Première Ministre, le 24 février 2023, offre le cadre pour promouvoir la mobilité durable à l’échelle nationale et répondre aux enjeux de la filière autour de la décarbonation, la digitalisation, le soutien aux PME, le développement international et le renforcement des compétences. Le contrat national de filière 2024-2027 estime que le secteur regroupe plus de 2 000 entreprises, dont 90 % de PME, avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 35 milliards d’euros (https://www.entreprises.gouv.fr/files/files/Entites/CNI/2024/contrat-de-filiere-ferroviaire-2024-2027.pdf) |
En Bourgogne-Franche-Comté, la majorité des établissements et des emplois de la filière ferroviaire s’articule autour de la :
fabrication|maintenance des matériels roulants
construction|entretien des infrastructures de circulation
et des activités d’ingénerie.
La filière au niveau régional comptabilise 198 établissements. Elle est assez peu concentrée sur de gros établissements. Parmi eux figurent des établissements relevant d’entreprises mondialement connues, comme ALSTOM à Belfort, Ornans et au Creusot où se situe son centre mondial de conception des bogies (châssis porteurs permettant aux wagons de s’orienter dans les courbes). S’y ajoutent les agents de la SNCF, présents dans des établissements oeuvrant à la maintenance des voies et des trains. La filière ferroviaire est particulièrement implantée dans la Communauté d’Agglomération Grand Besançon Métropole, la Communauté Urbaine du Creusot-Montceau et la Communauté d’Agglomération Grand Belfort.
Mecateamcluster réunit les acteurs de la filière des infrastructures et des travaux ferroviaires. Basé en Bourgogne-Franche-Comté et disposant d’un rayonnement national, il développe des programmes structurants et d’animation pour les PME, donneurs d’ordre et centres de formation de la filière.
Source : Dares-MMO, juin 2024
En Bourgogne-Franche-Comté, 11 564 salariés
travaillent dans la filière ferroviaire à la fin du 2e trimestre 2024. À
ces salariés permanents s’ajoutent 1 588
intérimaires.
Hors intérim, les effectifs de la filière
connaissent une hausse annuelle de 1,1 % entre juin
2023 et juin 2024 dans l’ensemble des activités, avec une variation de
3,2 % dans la maintenance de matériels roulants à
-1,3 % dans la construction de voies ferrées.
| Juin 2024 | |||||||
| Etablissements (nb) | Emploi salarié permanent | Emploi intérimaire | Emploi total | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Effectifs | Evolution annuelle (en %) | Effectifs | Evolution annuelle (en %) | Effectifs | Evolution annuelle (en %) | ||
| Ensemble de la filière | 198 | 11 564 | 1.1 | 1 588 | −9.0 | 13 152 | −0.2 |
| Fabrication de matériels roulants | 67 | 5 352 | 0.9 | 720 | −9.3 | 6 072 | −0.4 |
| Maintenance de matériels roulants | 50 | 2 158 | 3.2 | 248 | −26.7 | 2 406 | −1.0 |
| Construction de voies | 21 | 736 | −1.3 | 119 | 1.2 | 855 | −1.1 |
| Maintenance des voies | 10 | 625 | 0.6 | 94 | 5.2 | 719 | 1.1 |
| Fab. équipements et matériels d'entretien des voies | 26 | 1 822 | 1.7 | 354 | 2.9 | 2 176 | 2.0 |
| Etudes | 24 | 871 | −0.9 | 53 | −14.2 | 924 | −1.8 |
| Source : DARES-MMO/traitement SESE Dreets Bourgogne-Franche-Comté | |||||||
Lecture : Fin juin 2024, la filière ferroviaire en Bourgogne-Franche-Comté emploie 11 564 salariés hors intérim. Les effectifs intérimaires s’élévent à 1 588. Dans l’ensemble de la filière, l’évolution annuelle était de -0,2 % de fin juin 2023 à fin juin 2024.
A noter : la notion d’effectif renvoie à la moyenne sur le mois.
4 130 agents SNCF relèvent de la maintenance des voies et des trains
|
Source : Dares-MMO/traitement SESE Dreets Bourgogne-Franche-Comté
Fin juin 2024, l’intérim représente environ 12 % des emplois salariés, un chiffre supérieur à celui de l’industrie, qui est de 9 %. En juin 2023, les effectifs de la filière ont dépassé leur niveau de juin 2019 grâce à la création d’emplois permanents et à un recours à l’intérim atteignant 13 % des emplois. Cependant, après 2023, l’intérim a diminué plus rapidement que les emplois permanents, revenant ainsi à son niveau de 2019.
Source : Dares, données à fin juin
Lecture : Fin juin 2024, la filière ferroviaire emploie 13 152 salariés. La part des intérimaires dans la filière représente 12 % des emplois salariés.
Source : Dares, données à fin juin
Lecture : Entre juin 2019 et juin 2024, le nombre d’intérimaires diminue de -0.2 %.
💬 Les informations sur le recours à l’activité partielle ont un intérêt pour le suivi de la conjoncture car :
|
Guide de lecture Un recours important au dispositif se traduit par :
|
Au 2e trimestre 2024, le recours à l’activité partielle est supérieur à celui enregistré au 2e trimestre 2023. D’après les données provisoires, le nombre de salariés indemnisés augmenterait : en moyenne, près de 177 salariés auraient été placés en activité partielle pour un total de 14 937 heures indemnisées ❨soit environ 37 emplois en équivalent temps plein❩.
| avr.-23 | mai-23 | juin-23 | avr.-24* | mai-24* | juin-24* | |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Taux de consommation | ||||||
| % heures indemnisées/heures autorisées | 17.6 | 15.9 | 10.9 | 15.6 | 36.7 | 23.1 |
| Indemnisations | ||||||
| Etablissements indemnisés | 7 | 6 | 6 | 5 | 6 | 4 |
| Heures indemnisées | 4 670 | 3 727 | 3 261 | 4 443 | 6 391 | 4 103 |
| Salariés indemnisés | 169 | 156 | 154 | 134 | 247 | 151 |
| % salariés indemnisés/salariés secteur | 1.5 | 1.4 | 1.3 | 1.2 | 2.1 | 1.3 |
| Source : DGEFP-Dares, traitement SESE Dreets Bourgogne-Franche-Comté | ||||||
| * Avertissement : les consommations de l'activité partielle sont provisoires et susceptibles d'être révisées en raison des remontées tardives des entreprises ; celles-ci ayant 6 mois pour demander leur indemnisation. | ||||||
Lecture : Au mois de juin 2024, 4 établissements ont eu recours à l’activité partielle et près de 151 salariés ont été indemnisés pour un total d’environ 4 103 heures chômées. Cela représente en moyenne 27 heures chômées par salarié.
Source : DGEFP-DARES, demandes indemnisations SI-APART
Lecture : Au mois de juin 2024, près de 151 salariés de la filière ferroviaire ont été indemnisés au titre de l’activité partielle.
En juin 2024, parmi les établissements de la filière ferroviaire, ceux exerçant une activité de “maintenance de matériels roulants” ont le plus recouru à l’activité partielle avec 3 412 heures indemnisées, soit 83 % des heures indemnisées de la filière.
Source : DGEFP-DARES, demandes indemnisations SI-APART
Guide de lecture Des prévisions moins favorables de l’activité économique se traduisent par :
|
Source : DGEFP-DARES, demandes indemnisations SI-APART
Lecture : Au 30 juin 2024, 519 salariés travaillant dans la filière ferroviaire sont concernés par une demande d’activité partielle (dossier validé ou en cours d’instruction).
Source : DGEFP-DARES, demandes indemnisations SI-APART
Lecture : Au 30 juin 2024, en Bourgogne-Franche-Comté, 28 814 salariés sont concernés par une demande d’activité partielle.
Avertissement : le nombre de salariés effectivement placés en activité partielle peut s’avérer in fine inférieur si, en fonction de leurs besoins réels, les entreprises ne placent dans cette situation qu’une partie du nombre de salariés autorisé par l’administration. Seules les demandes d’indemnisation (DI) déposées chaque mois par les entreprises permettent de déterminer le recours effectif à l’activité partielle. (cf. Graph 1).
💬 L’étude des mouvements de main-d’oeuvre a un intérêt pour le suivi de la conjoncture car :
Champ de l’étude : secteur privé hors agriculture, intérim et particuliers employeurs. |
Au premier semestre 2024, 915 contrats de travail (CDD, CDI) ont été signés dans la filière ferroviaire, 81 de moins qu’en 2023 à la même période. Les embauches sont plus nombreuses qu’en 2019 où 807 contrats avaient été signés.
Source : Dares-MMO/traitement SESE Dreets Bourgogne-Franche-Comté
Lecture : Au premier semestre 2024, 915 contrats (CDD, CDI) ont été signés dans la filière ferroviaire.
Guide de lecture Les indicateurs proposés ici visent à aider à la réflexion sur les problématiques suivantes :
|
Dans la filière ferroviaire, les embauches en CDI sont au-dessus de
leur niveau d’avant-crise : 709 au premier semestre 2024 contre 628 à la
même période en 2019. Les embauches en CDD sont supérieures à leur
niveau 2019. Les CDD ayant davantage augmentés, la part des CDI dans les
embauches a diminué passant à 77 % au premier semestre 2024 contre 78 %
en 2019.
Les embauches en CDI sont
majoritaires dans les établissements concourant à la
fabrication|maintenance de matériels roulants. Entre 2019 et 2024, les
embauches en CDI augmentent, la part des CDI s’élève
désormais à 74 % des recrutements au premier semestre
2024 contre 71 % à la même période 2019.
Dans les établissements travaillant sur les infrastructures ferroviaires, la part des CDI parmi les recrutements au premier semestre 2024 est de 80 % contre 84 % à la même période en 2019. Les embauches en CDI restent largement majoritaires mais ont augmenté moins rapidement que les CDD entre 2019 et 2024.
Source : Dares-MMO/traitement SESE Dreets Bourgogne-Franche-Comté
Lecture : Au premier semestre 2024, 709 CDI ont été signés dans la filière ferroviaire, soit 77 % des embauches (78 % à la même période en 2019).
Guide de lecture Les indicateurs proposés ici visent à aider à la réflexion sur les problématiques suivantes :
|
Au premier semestre 2024, 77 % des salariés nouvellement embauchés ont signé un CDI contre 52.9 % en moyenne dans l’industrie régionale.
Au premier semestre 2024, 16 % des embauches dans la filière ferroviaire concernent des ouvriers qualifiés des industries de process, jouant ainsi un rôle important dans la production et l’assemblage de composants pour les trains et les infrastructures ferroviaires, la maintenance et le contrôle de qualité des équipements.
| Métiers regroupés par famille professionnelle | Embauches 2024 | Part (en %) | Part 2019 (en %) |
|---|---|---|---|
| E1Z : Ouvriers qualifiés des industries de process | 132 | 16 | 12 |
| E0Z : Ouvriers non qualifiés des industries de process | 67 | 8 | 6 |
| H0Z : Ingénieurs et cadres techniques de l’industrie | 66 | 8 | 12 |
| D1Z : Ouvriers qualifiés travaillant par enlèvement de métal | 55 | 6 | 7 |
| L2Z : Employés administratifs d’entreprise | 39 | 5 | 5 |
Source : Dares-MMO/traitement SESE Dreets Bourgogne-Franche-Comté
Au premier semestre 2024, environ 1 141 salariés ont quitté la filière ferroviaire. Ces départs sont nettement plus nombreux qu’avant la crise sanitaire.
Source : Dares-MMO/traitement SESE Dreets Bourgogne-Franche-Comté
Lecture : Au premier semestre 2024, la la filière ferroviaire enregistre 1 141 départs.
Guide lecture Objectifs des indicateurs proposés :
|
Dans la filière ferroviaire, parmi les départs des salariés (cf. graph 8) au premier semestre 2024, un peu plus d’un millier font suite à une rupture de contrat de travail (fins de CDI) et une centaine à une fin de CDD.
La durée des CDD s’est réduite car la part des
CDD d’une durée inférieure à 1 mois parmi ceux arrivés à terme a
fortement augmenté : 33 % des CDD arrivés à terme au cours du 1er
semestre 2024 duraient moins d’un mois. Cette hausse des contrats courts
s’observe dans l’ensemble des activités de la filière.
Comparé au
secteur industriel, la part des CDD courts parmi les fins de CDD reste
néanmoins plus faible (46 % dans l’industrie régionale).
Source : Dares-MMO/traitement SESE Dreets Bourgogne-Franche-Comté
Lecture : Au premier semestre 2024, 33 % des CDD arrivés à terme duraient moins d’un mois.
Guide de lecture Objectifs des indicateurs proposés :
|
Les ruptures de contrats de travail s’élèvent à 1 032 et représentent 90 % des sorties enregistrées dans la filière au premier semestre 2024.
Les départs faisant suite à une démission forment le
premier motif de rupture de contrat de travail. Ils
sont aussi fréquents dans la filière ferroviaire par rapport à la
moyenne régionale, secteurs industriels uniquement.
Les
départs faisant suite à un licenciement économique représentent
le deuxième motif de rupture de contrat et sont sur la
période beaucoup plus fréquents dans la filière ferroviaire.
Source : Dares-MMO/traitement SESE Dreets Bourgogne-Franche-Comté
Lecture : dans la filière ferroviaire, 38 % des ruptures de contrat de travail survenues au cours du premier semestre 2024 sont dues à des démissions.
💬Les données du commerce extérieur a un intérêt pour le suivi de la conjoncture car :
|
En Bourgogne-Franche-Comté, les exportations de matériels
ferroviaires roulants atteignent 15 767 milliers d’euros au 2e trimestre
2024. Sur un an, elles augmentent fortement (4.4 %). Dans le même temps,
les importations de matériels ferroviaires roulants progressent
nettement (3 %). Au 2e trimestre 2024, avec 63.5 % des exportations, le
Kazakhstan est le principal pays d’export du matériel ferroviaire
roulant.
| 2e trimestre 2024 | ||||
| Exportations | Importations | |||
|---|---|---|---|---|
| Montant trimestriel en milliers d'euros | Evolution annuelle (en %) | Montant trimestriel en milliers d'euros | Evolution annuelle (en %) | |
| Matériel ferroviaire roulant | 15 767 | 4.4 | 11 195 | 3.0 |
Source : Direction Générale des Douanes et des Droits
Indirects
| Pays | Montant en milliers d’euros | Part des exportations (en %) |
|---|---|---|
| Kazakhstan | 10010 | 64 |
| Allemagne | 1216 | 8 |
| Espagne | 782 | 5 |
| Belgique | 581 | 4 |
| Vietnam | 548 | 4 |
Source : Direction Générale des Douanes et des Droits
Indirects
Dans la région, les importations de matériels ferroviaires roulants progressent nettement par rapport à la même période de l’année précédente (3 %). Ces produits sont principalement importés de Chine concentrant 39.3 % des importations.
| Pays | Montant en milliers d’euros | Part des importations (en %) |
|---|---|---|
| Chine | 4403 | 39 |
| Suisse | 1430 | 13 |
| Pays non classifiés ailleurs | 1376 | 12 |
| République tchèque | 732 | 6 |
| Belgique | 611 | 6 |
Source : Direction Générale des Douanes et des Droits Indirects
Sources et méthodes
Comptabilisation des effectifs dans les établissements sélectionnés :
Sélection des établissements : les établissements sont sélectionnés en fonction de leur pertinence et de leur contribution à la filière. Cette sélection inclut des entreprises dont l’activité ne s’adresse pas exclusivement au ferroviaire, afin de refléter une image complète et représentative de la filière. Le contour de la filière a été défini en se basant sur celui établi en 2018. Les établissements ayant cessé leur activité ont été retirés. Par ailleurs, de nouveaux établissements ont été ajoutés grâce à l’expertise de la DREETS et l’AER, offrant une compréhension approfondie des dynamiques régionales et des besoins économiques locaux. Seuls les établissements de 5 salariés ou plus ont été expertisés. L’appartenance d’un établissement à un segment donné est déterminée en fonction de la finalité du produit ou du service rendu. Ainsi par exemple, certains équipementiers relèvent de la fabrication de matériels roulants car ils approvisionnent Alstom, quand d’autres sont rattachés à la maintenance car ils fournissent un centre de rénovation de rames. Les dimensions « exploitation » et « commercialisation » comme les personnels roulants, les activités de services en gares ou les ventes de billets sont exclues du contour de la filière étudiée. De plus, les établissements spécialisés dans le transport routier de fret sont exclus du champ de l’étude.
Comptabilisation des effectifs : tous les salariés de l’établissement sont comptabilisés, indépendamment de la part de leur activité dédiée au ferroviaire.
Données sources : les données (hors SCNF) concernant les salariés et les établissements provient des données de Mouvements de Main d’Oeuvre de la DARES issues de la DSN (déclaration sociale nominative).
Période de référence : les effectifs sont comptabilisés à fin juin de chaque année.
Cette méthode permet d’obtenir une vision globale des ressources humaines disponibles dans la filière, en tenant compte de la diversité des activités des entreprises. Elle est particulièrement utile pour les entreprises dont l’activité est partiellement dédiée au ferroviaire, mais qui apportent une contribution significative à la filière.
Les mouvements de main-d’oeuvre recensent l’ensemble des embauches et des fins de contrats de travail au niveau des établissements. Ils permettent de mesurer les entrées et les sorties selon le type de contrat (contrat à durée déterminée/contrat à durée indéterminée), la durée des contrats et les motifs de rupture.
L’intérim : depuis juillet 2018, la Déclaration sociale nominative (DSN) est l’unique source des statistiques d’intérim. Elle se substitue ainsi à la source historique, les relevés mensuels de mission – RMM – adressés à France Travail par les établissements de travail temporaire. À partir de cette information, la Dares élabore divers indicateurs mensuels, trimestriels et annuels. Ces statistiques intègrent les contrats à durée indéterminée intérimaires (CDII).
Le service statistique des Douanes publie tous les mois les données du commerce extérieur qui concernent les échanges de marchandises et non de services. La valeur statistique correspond à la valeur des marchandises au passage de la frontière française : CAF Coût Assurance et Fret inclus pour les importations, FAB Franco A Bord pour les exportations. Les droits, taxes et accises sont exclus de la valeur statistique. À l’instar des données nationales, les statistiques régionales du commerce extérieur sont établies à partir des informations issues des déclarations de dédouanement des marchandises DAU ou des réponses à l’enquête mensuelle sur les échanges de biens intra-UE EMEBI. À l’exception des échanges de gaz naturel et d’électricité, la ventilation par département puis, par agrégation, par région s’effectue de la manière suivante : - À l’exportation : c’est le département d’exportation des marchandises qui est mentionné. Il s’agit du lieu initial à partir duquel les marchandises sont exportées et non pas le département du siège social de l’entreprise qui exporte. - À l’importation : c’est le département de destination réelle des marchandises importées et non le département du siège social de l’importateur. À noter que dans certains cas, le département indiqué sur les documents douaniers peut être celui de stockage et pas forcément celui d’expédition, de consommation ou d’importation. Ainsi, des flux sont attribués aux régions possédant d’importantes plateformes logistiques d’échanges commerciaux.
Définitions
Les embauches (i.e. entrées) et les départs (i.e. sorties) sont des flux de main-d’oeuvre qui n’intègrent ni les transferts entre les établissements d’une même entreprise ni les entrées/sorties en mission d’intérim. La différence entre les entrées et les sorties ne reflète que très approximativement l’évolution de l’emploi, puisque la prise en compte de la démographie des entreprises au sein des données mouvements de main d’oeuvre est partielle, notamment pour les établissements de moins de 50 salariés.
Catégorie socioprofessionnelle : les personnes en
emploi sont réparties selon leur groupe socioprofessionnel agrégé tel
que défini par la nomenclature des professions et catégories
socioprofessionnelles (PCS). La PCS classe la population en fonction de
la profession, de la position hiérarchique et du statut (salarié ou
non).
Au sein des actifs occupés, six catégories sont distinguées : les
agriculteurs exploitants, les artisans, commerçants et chefs
d’entreprise, les cadres et professions intellectuelles supérieures, les
professions intermédiaires, les employés et les ouvriers.
Pour en savoir plus
« L’intérim en Bourgogne-Franche-Compté », DREETS Bourgogne-Franche-Comté, septembre 2024.
« Conjoncture Emploi Insee - Urssaf - DREETS », Insee - Urssaf - DREETS, Insee Flash, septembre 2024.
« Indicateurs Trimestriels Régionaux: économie, emploi, marché du travail et politiques d’emploi », DREETS Bourgogne-Franche-Comté, novembre 2024.
« Indicateurs Trimestriels Départementaux : économie, emploi, marché du travail et politiques d’emploi », DREETS Bourgogne-Franche-Comté, novembre 2024.
« Fiches territoires », DREETS Bourgogne-Franche-Comté, novembre 2024.
« Demandeurs d’emploi inscrits à France Travail en Bourgogne-Franche-Comté », DREETS et France Travail Bourgogne-Franche-Comté, octobre 2024.
« Tableau de bord de la conjoncture Bourgogne-Franche-Comté », Insee (emploi, chômage, etc.).
« La conjoncture en Bourgogne – Franche-Comté », Tendances régionales, Banque de France, septembre 2024.
Directeur de la publication : Simon-Pierre
EURY
Conception et réalisation :
Service études
Statistiques évaluation (SESE)
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l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS)
de Bourgogne-Franche-Comté
5 place Jean
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25041 Besançon Cedex
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Pour
toute demande d’information : dreets-bfc.statistiques@dreets.gouv.fr